Dans ce diptyque, le scénographe et metteur en scène Marc Lainé retrace avec finesse le parcours de vie d’un couple, de l’exaltation de mai 68 aux lendemains qui déchantent. Mêlant histoire personnelle et grande Histoire, il conjugue habilement théâtre et cinéma au son du violoncelle virtuose de Vincent Ségal.
Inspiré par la vie de ses parents, Marc Lainé raconte dans Nos Paysages mineurs leur rencontre dans un train jusqu’à leur rupture. Il invente un dispositif vidéo qui filme en direct et alternativement l’intérieur du wagon et le parcours d’un train électrique miniature. Dans le second volet de cette fresque amoureuse, les rêves et illusions d’antan laissent place à des retrouvailles teintées de nostalgie. Liliane et Paul se retrouvent seize ans après leur rupture. Cette fois, la pièce se déroule en “temps réel“ ; les anciens amants opèrent une marche immobile à travers les vestiges de leur relation. Le duo, magnifiquement incarné par Adeline Guillot et Vladislav Galard, nous transporte avec bonheur dans ce « rail trip » passionnant et passionné.
Nos Paysages mineurs
D’une extrême justesse, jusque dans le tissage de la langue et de la toile de fond, la dissection mélancolique du lien idéologico-sentimental convainc d’autant plus qu’elle est portée par deux comédiens au diapason, la subtile Adeline Guillot et l’imparable Vladislav Galard.
Libération, Gilles Renault, 07.12.2021
Avec un dispositif sophistiqué, Marc Lainé met en scène la vie d’un couple amoureux miné par les rapports de domination sociale. Une pièce singulière et remarquablement incarnée.
Les Inrocks, Igor Hansen-Love, 06.12.2021
En finir avec leur histoire
Il y a chez Marc Lainé la fraîcheur romanesque d’un François Truffaut d’aujourd’hui. Ses dialogues sont toujours d’une justesse parfaite, ses personnages délicatement ciselés.
Le Monde, Fabienne Darge, 25.01.2024
Profondément humaine, tendre et violente, drôle aussi, la « Love Story » de Marc Lainé ne sombre jamais dans le banal ou le mièvre. Tout est délicat dans ce texte porté par l’interprétation ultrasensible de Vladislav Galard et d’Adeline Guillot et par le violoncelle de Vincent Ségal.
Les Échos, Philippe Chevilley, 30.01.2024





















