Succès de la Biennale de la Danse de Lyon 2023, Fêu est la nouvelle création de Fouad Boussouf, chorégraphe et directeur du Centre chorégraphique national du Havre, accueilli pour la première fois à Bourges. Ses chorégraphies célèbrent l’énergie du collectif et mêlent influences contemporaines et traditionnelles.
Fêu est l’écho féminin de son immense succès Näss, programmé en mars prochain. Dans la pénombre et le silence du plateau, les silhouettes marchent dans un mouvement circulaire continu, attirées par la flamme. Puis jaillit la musique envoûtante de François Caffenne, la ronde se transforme en tourbillon à l’image du feu, à la fois protecteur et destructeur. Les danseuses, telles des guerrières, vibrent d’une énergie brûlante, comme parcourues par des forces telluriques. Nimbées de couleurs chaudes qui rappellent la terre et le feu où elles puisent leur force, elles embrasent le plateau dans une spirale vertigineuse. Incandescent !
C’est un spectacle qui revivifie car il est tourné vers l’énergie brute, vers l’élan vital qui vient de nos origines. C’est un spectacle qui parle à nos corps, qui parle de notre histoire, de notre passé mais aussi de notre présent et de la joie de vivre et de bouger. (…) C’est un spectacle qui est profondément joyeux, tourné vers la vie et la dynamique de vie, ce qui n’est pas forcément toujours le cas dans les spectacles en ce moment.
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Comme dans ses créations précédentes, Fouad Boussouf pousse les corps dans leurs retranchements physiques. Et les dix interprètes qu’il a choisies affichent un sacré répondant. Les dix interprètes, toutes incroyables, se jettent dans cette bataille avec beaucoup de cran. Même à bout de souffle, elles repartent dans l’agora pour un ultime élan, tiraillées entre l’aspiration à l’envol et la tentation de se fondre dans l’intimité du cocon protecteur. Avec leurs chevelures s’agitant dans tous les sens, balayant le sol ou cinglant l’air comme des étendards victorieux, elles insufflent à cette pièce une fougue grisante.
L’œil d’Olivier, Claudie Colozzi
L’énergie farouche de ces femmes, qui se révèlent être des guerrières ou des gardiennes du temple […], emporte tout sur son passage et convainc pour son engagement et son authenticité.
Resmusica, Delphine Goater





















