ahouvi

yuval rozman / cie inta loulou

coproduction

 

Après TBM-Tunnel Boring Machine et The Jewish Hour accueillis à Bourges, l’auteur et metteur en scène israélien Yuval Rozman présente Ahouvi, le troisième volet de sa Quadrilogie de ma vie entamée en 2015. Avec humour et auto-dérision, il dissèque les mécanismes de la rupture amoureuse.
Installé en quadri-frontal, rappelant un ring, le public assiste au délitement d’un couple de trentenaires après cinq années d’une relation passionnelle. Tamar est une actrice israélienne de confession juive, Virgil un photographe français. Elle raconte leur histoire intime avec le secret espoir que le récit la préserve de la rupture inexorable… en vain ! Dans une scénographie aux tons pastel organisée autour d’un pédalo, leurs rapports se dégradent et s’imprègnent de rancœur. Interprété par trois comédiens formidables, Ahouvi – mon amour en hébreu – oscille entre drôlerie et gravité et porte en filigrane la propre histoire de Yuval avec son pays natal et sa terre d’adoption. Bouleversant !

 

 

La banalité mortifère de la vie à deux est ici incarnée avec une vérité bouleversante et drôle à la fois par Stéphanie Aflalo, Gaël Sall, Roxanne Roux. Autour de l’immense plateau carré blanc où est posé un insolite pédalo, le public assiste, impuissant et fasciné, aux combats de boxe de l’amour impossible.

Kilian Orain, Télérama + Sortir – 15.11.23